création 2021

Avec cette création, Le Sixièmétage s’inscrit dans une nouvelle esthétique pour rendre hommage à notre planète, à la nature souvent mises en péril. À l’heure où l’impact de l’homme sur notre environnement est de plus en plus irrémédiable, que la prise de conscience écologique se fait entendre, que les terriens sont confrontés à leurs propres démons dévastateurs, nous proposons un acte poétique, citoyen et tenter de nous rapprocher au plus près de nos origines.

« Eclats Terrestres » est une création qui prend place dans une démarche transdisciplinaire (danse, texte, musique, art visuel) entre mythes et réalité, une proposition hybride qui témoigne de notre rapport individuel ou collectif au paysage. Les disciplines s’embrassent, s’entremêlent et se réinventent pour créer une pièce puissante dont l’émotion est le principal vecteur.

Notre projet est d’envisager le corps comme un paysage, utiliser la matière (terre, argile, herbe, écorces, charbon de bois, papier, pierres …) pour exprimer un monde en mouvement, un monde sensible où le corps fusionne avec les éléments du paysage, lui donnant, ainsi, une seconde peau.

Ce projet, qui s’inscrit dans une dimension internationale a été initié l’hiver 2019/2020 lors d’une résidence en Islande à l’invitation de la « Fresh Winds International Art Biennale ».

Plusieurs formes chorégraphiques en évolution sont nées de cette première immersion dans la nature (islandaise) et ont été présentées lors du festival organisé à l’issue de cette biennale d’arts multiples. Forte de cette aventure riche et nouvelle, la compagnie poursuit le projet en imaginant à présent cette création comme un programme composé de plusieurs opus qui seront créées dans différents pays (dont le nôtre) entre 2020 et 2021. Une proposition qui prend vie au coeur d’un travail sur la matière permettant aux artistes de se confondre avec les éléments (terre, argile, herbes, branchages, charbon de bois, papier, pierres, fibre végétale…) pour exprimer un monde en mouvement, sensible, donnant une nouvelle lecture de nos paysages réels et imaginaires


Paysage 1 : « Niflheimur, le royaume des ombres »

Le chorégraphe danseur Jeff Bizieau joue de la métamorphose de son corps enduit de charbon de bois et de poudre de pierre noire pour donner vie à un être archaïque singulier venu du fond des temps et dessiner un paysage chorégraphique entre mythe et réalité.
Une proposition singulière envisagée comme un rituel barbare envoûtant et énigmatique mettant en scène un personnage mi-homme/mi-esprit. Cette ombre surgit du gouffre de « Ginnungagap » (mythologie islandaise) vit dans l’espace-interstice séparant le royaume du froid ( et du silence ) ”Niflheimur” et le royaume du feu avant la création de notre monde.

Chorégraphie et interprétation : Jeff Bizieau
Musique électronique : Jeff Bizieau
Saxophone : Satoru Kita
Voix : Nico – « Nibelungen » (The marble index)

Paysage 2 : « ZULU STRATUM »

« ZULU STRATUM » propose un glissement vers nos paysage intérieurs, rêvés et fantasmés pendant la période du premier confinement en mars 2020. Ce duo imaginé comme le reflet de notre envie d’évasion est une création « home made ». « Zulu stratum » dessine en strates superposées le rêve conceptuel et étrange d’une évasion chorégraphique et musicale aux couleurs « géopoétiques » pour en extraire une substance profondément humaine

Chorégraphie musique et interprétation : Jeff Bizieau
Texte et interprétation: Pascal Renault
Scénographie : Catherine Chanteloube

Paysage 3 « Wasteland, terrain vague »

A perte de vue, comme un bouleversement.
« Nos corps paysages » s’aventurent dans le désert d’où jaillit l’inconnu, cet espace infini qui abrite nos nostalgies d’être infinis et qui est le lieu, par excellence, pour réinterpréter le monde.
Une femme perdue au milieu du vide, du néant, ou serait-ce un terrain vague, un désert? Est-ce la naissance d’une métamorphose, d’une mue ? Alors c’est un animal qui danse dans les vagues de sable en proie aux morsures du froid et aux griffes du soleil.

“Wasteland, terrain vague” est une traversée dans le désert, un parcours initiatique pour revenir au commencement, aux premières étincelles de la connaissance humaine.

Chorégraphie : Jeff Bizieau
Danseuse : Sophie Boursier
Scénographie : Jeff Bizieau et Marie-Caroline Regottaz
Texte : Pascal Renault

Paysage 4 : « Ice dream »

Une histoire parallèle, deux glaciers / deux amants, une histoire d’amour, de déchirement, de séparation, de mort. Ce trio propose un travail sur la matière (papier), où les danseurs sont habillés de robes de papier androgynes aux allures baroques découvrant leurs bras couverts d’argile blanc dont le bout des doigts sont sanglants.
Une proposition sur les corps envisagés comme des morceaux de glace dérivant sur l’océan. Une performance imaginée comme une sorte de « body installation », entre arts plastiques et chorégraphie, propice à la contemplation et l’abandon.
Une recherche chorégraphique sur le glissement et le frottement, la fonte et la fusion des éléments du paysage pour s’échouer et disparaître au bord de notre monde englouti.

Chorégraphie, scénographie et musique : Jeff Bizieau
interprètes : Sophie Boursier et Carlo Schiavo
Texte et interprétation: Pascal Renault

Paysage 5 : « Knapsack nomad »

Un solo qui met en scène un homme en marge de notre société, un vagabond, un errant… Il marche inlassablement avalant des kilomètres avec pour seul bagage un sac sur le dos qui devient son compagnon de voyage, précieux et salutaire.
À l’origine, l’homme était nomade et se déplaçait pour vivre. Il est devenu aujourd’hui sédentaire. Pourtant, de nos jours encore quelques uns (réfractaires à un ordre social dont ils sont souvent exclus) prennent le large pour mieux rompre avec le monde. D’autres, plus précaires, n’ont pas d’autre choix que d’errer en quête de survie.
Dans leur « Knapsack » ,  toute une vie est consigné : son histoire, ses joies, ses peines et ses échecs… Un sac comme un refuge, une maison.Un solo qui se livre entre fragilité et puissance, une danse sensuelle et animale qui nous rappelle le titan Atlas condamné à porter et soutenir le poids du monde sur ses épaules.

Chorégraphie, scénographie et musique : Jeff Bizieau
interprète : Carlo Schiavo

Paysage 6 : « Le Roi nu« 

Un être vivant fait d’écorces se disant roi déambule dans un paysage dévasté par les flammes. A travers ses mots, on comprends une histoire d’amour intense s’est terminée en trahison violente.

Chorégraphie et musique : Jeff Bizieau
interprète : Pascal Renault

Paysage 7 : « GRASS PEOPLE, GRASS DANCE« 

Trois danseurs vêtus d’herbe fraîche rejoignent le Roi Nu. Il l’entourent, exécutant une danse aux allures de rituel, inspirée des danses indiennes des peuples autochtones d’Amazonie.

Chorégraphie et musique : Jeff Bizieau
interprète : Pascal Renault, Jeff Bizieau, Sophie Boursier, Carlo Schiavo


Partenaires et résidences 2020 :

Résidence en juillet 2020 au Studio Antipodes / Nice – 06

Résidence en septembre 2020 au Lavoir Théâtre / Menton – 06

Résidence en octobre 2020 au Théâtre Golovine / Avignon – 84

Résidence en décembre 2020 avec ARSUD « Plateau solidaire » en collaboration avec la Région SUD / Bouc bel air – 13


Résidences 2021 :

Studio Antipodes / Le 109 – Pôle des écritures contemporaines / Nice 06

Du 11 au 15 janvier 2021 et du 15 au 16 février 2021

Théâtre La Licorne / Cannes 06

Du 22 au 26 février 2021 

Espace Magnan / Nice 06

Du 1er au 5 mars 2021

L’Entre-Pont  / Le 109 – Pôle des écritures contemporaines / Nice 06

Du 22 au 26 mars 2021

Lavoir Théâtre / Menton 06 ( reporté)

Du 29 mars au 9 avril 2021

Théâtre de Grasse ( scène conventionnée)

Du 13 au 17 septembre 2021

Espace Magnan / Nice 06
Résidence + médiations culturelles auprès des Lycées.

Du 22 au 26 novembre 2021

Représentations

  • Espace Magnan / Nice > 25 et 26 Novembre 2021
  • Lavoir Théâtre / Menton > 3 décembre 2021 .
  • Tournée en Finlande > Mai 2020